Lundi 26 octobre 2009
Face à la beauté d'un postérieur mis en valeur, je me languis de ce pseudo Eden né de fantasmagories inspirées par une enfance chapeautée par une mère peut-être trop aimante. Je regarde little
buddha, et kiffe ma race en fantasmant sur cet état de totale pleinitude qu'est la méditation bouddhiste. Reserrer le monde à soi même, pour pouvoir s'en échapper. Intéressant comme concept. Après
tout, c'est ce que j'essaye de faire avec ce blog.
D'où me vient ce fantasme de la perfection? Je le retrouve dans chaque aspect de ma vie. Je pleure le chaos de la vie, j'espère une unification esthétique et totale qui ramènerait le monde à une échelle harmonieuse. De même que les mathématiques unifient la physique dans une harmonie totale.
D'où me vient-ce? Peut-être justement de cette enfance, dont je ne garde que peu de souvenirs, ce qui implique alors une enfance plutôt heureuse, et pauvre en évènements marquants, dont succeptibles de provoquer un quelconque traumatisme. Peut-être est-ce le besoin de retourner à la matrice initiale, la matrice utérine.
Ou alors, cela viendrait de mon éducation. Mes parents sont, je crois, cultivés. Non pas de manière conventionnelle, comme j'ai pu le voir, chez certaines personnes, mais à la manière de geeks, c'est à dire de boulimiques de la culture. Un besoin sans cesse renouvelé de nouveauté, de surprise, de beauté. Leur bibliothèque est impressionnante d'autant par sa taille que par son hétéroclitéité : on y trouvera autant des compagnons de la clique des romans de gare type Werber ou Nothomb, que de francs nanars types bouquins adaptés de star trek ou star wars, que de réelles oeuvres comme le rouge et le noir (un carambar à qui devine immédiatement d'où vient mon prénom (Julien, pour les nioubies du blaugue)) ou un panel des oeuvres de Zola, Balzac, etc... en passant par des insolites, de toutes les époques, de tous les genres. N'est-ce pas au fond symptomatique d'un besoin d'uniformisation du monde, sans toutefois en nier à aucun instant la beauté? Une tentative de la comprendre, et de pouvoir la saisir dans son intégralité en fait?
C'est réconfortant de se dire ça. C'est surement faux. Le monde n'est gouverné que par une logique basée sur des ressorts complexes et qui ne font pas appels à une tentative d'harmonisation, bien au contraire. Le second principe de la thermodynamique exprime cet état de fait par ces termes : la fonction entropie (désordre) est une fonction strictement croissante du temps, on a même d'ailleurs utilisé ce principe pour définir dans quel sens allait le temps. (les équations de la physique moderne s'appliquaient quel que soit l'écoûlement du temps, il s'agissait donc d'en définir un). De fait, rêver d'une théorie du tout décoûle logiquement.
Mais après tout, c'est également ce que font les religions : elles définissent un cadre, un créateur, qui sait et comprends les mécanismes, voyant l'harmonie là où ne nous ne pouvons pas (la plupart du temps, pour le moment) la voir. Je comparerais la religion au port d'un vêtement. Dans mon manteau long, je ne suis plus la même personne. Bien sûr, je me marre toujours autant comme un bossu quand je le fais voler autour de moi, et que même juste en marchant, il décrit des volutes que j'admire car harmonieuses au possible (décidemment, cette obsession ne me quitte pas); mais il n'y a pas que ça. Lorsque je le porte, j'ai une barrière totale avec le monde, et je me sens étrangement bien. Comme si tout était aboli, du moins, non, pas comme cela. Comme si, au fond, je me retrouvais avec moi, et que le monde était réellement extérieur, que je ne faisais pas partie de lui. C'est étrange comme processus. Et je l'aime, je le kiffe. Les gens me regardent bizarrement avec mon manteau. Pour changer. J'ai longtemps cru que j'aimais porter ce manteau en partie pour le fait que les gens me regardaient et m'identifiaient comme différent d'eux. C'est peut-être vrai. Mais le réconfort que j'ai à me sentir réellement distant d'eux est bien plus grand.
Etrange, étrange.
D'où me vient ce fantasme de la perfection? Je le retrouve dans chaque aspect de ma vie. Je pleure le chaos de la vie, j'espère une unification esthétique et totale qui ramènerait le monde à une échelle harmonieuse. De même que les mathématiques unifient la physique dans une harmonie totale.
D'où me vient-ce? Peut-être justement de cette enfance, dont je ne garde que peu de souvenirs, ce qui implique alors une enfance plutôt heureuse, et pauvre en évènements marquants, dont succeptibles de provoquer un quelconque traumatisme. Peut-être est-ce le besoin de retourner à la matrice initiale, la matrice utérine.
Ou alors, cela viendrait de mon éducation. Mes parents sont, je crois, cultivés. Non pas de manière conventionnelle, comme j'ai pu le voir, chez certaines personnes, mais à la manière de geeks, c'est à dire de boulimiques de la culture. Un besoin sans cesse renouvelé de nouveauté, de surprise, de beauté. Leur bibliothèque est impressionnante d'autant par sa taille que par son hétéroclitéité : on y trouvera autant des compagnons de la clique des romans de gare type Werber ou Nothomb, que de francs nanars types bouquins adaptés de star trek ou star wars, que de réelles oeuvres comme le rouge et le noir (un carambar à qui devine immédiatement d'où vient mon prénom (Julien, pour les nioubies du blaugue)) ou un panel des oeuvres de Zola, Balzac, etc... en passant par des insolites, de toutes les époques, de tous les genres. N'est-ce pas au fond symptomatique d'un besoin d'uniformisation du monde, sans toutefois en nier à aucun instant la beauté? Une tentative de la comprendre, et de pouvoir la saisir dans son intégralité en fait?
C'est réconfortant de se dire ça. C'est surement faux. Le monde n'est gouverné que par une logique basée sur des ressorts complexes et qui ne font pas appels à une tentative d'harmonisation, bien au contraire. Le second principe de la thermodynamique exprime cet état de fait par ces termes : la fonction entropie (désordre) est une fonction strictement croissante du temps, on a même d'ailleurs utilisé ce principe pour définir dans quel sens allait le temps. (les équations de la physique moderne s'appliquaient quel que soit l'écoûlement du temps, il s'agissait donc d'en définir un). De fait, rêver d'une théorie du tout décoûle logiquement.
Mais après tout, c'est également ce que font les religions : elles définissent un cadre, un créateur, qui sait et comprends les mécanismes, voyant l'harmonie là où ne nous ne pouvons pas (la plupart du temps, pour le moment) la voir. Je comparerais la religion au port d'un vêtement. Dans mon manteau long, je ne suis plus la même personne. Bien sûr, je me marre toujours autant comme un bossu quand je le fais voler autour de moi, et que même juste en marchant, il décrit des volutes que j'admire car harmonieuses au possible (décidemment, cette obsession ne me quitte pas); mais il n'y a pas que ça. Lorsque je le porte, j'ai une barrière totale avec le monde, et je me sens étrangement bien. Comme si tout était aboli, du moins, non, pas comme cela. Comme si, au fond, je me retrouvais avec moi, et que le monde était réellement extérieur, que je ne faisais pas partie de lui. C'est étrange comme processus. Et je l'aime, je le kiffe. Les gens me regardent bizarrement avec mon manteau. Pour changer. J'ai longtemps cru que j'aimais porter ce manteau en partie pour le fait que les gens me regardaient et m'identifiaient comme différent d'eux. C'est peut-être vrai. Mais le réconfort que j'ai à me sentir réellement distant d'eux est bien plus grand.
Etrange, étrange.

douche, tandis que la pornographie envahit toutes les diffusions autorisées. On a peur de
céder à notre animalité. Et le fait de frémir à l'écoute de la Marseillaise, ou devant les choeurs de l'armée rouge suffit à te faire passer dans le camp des fascistes aux yeux du monde.
Je suis à moitié dans le monde réel en ce moment. Je passe mon temps à être dans une sorte de flou
analytique, plus ou moins productif. Je ressasse des souvenirs, en retire des choses. Je fais des maths, mon nouveau prof est génial, je fais de la physique, mon nouveau prof est trop cool, je fais
des maths. Même mes sentiments sont objectivés. Il existe bien entendu des doutes et des incertitudes, mais je suis dans un monde parallèle. Mes yeux sont un écran. Et j'analyse, ne fais que ça. Je
suis bien, mais il semblerait que ce soit malsain. Qu'en sais-je moi? A. semblait être dans un équilibre totalement différent, et bien que je comprenne le besoin d'être utile à autrui (il y a
toujours pour ma part une certaine jouissance des instants où les gens se confient à moi, et me demandent mon avis), je ne suis pas dans le même modèle.
A gauche, le premier : il est
jeune, a une femme, des enfants, des rêves dans les yeux, le regard même un peu fier. Niveau des couleurs, un camaïeu de terre de sienne, classique, peu de choses passent réellement.