Description du blogueur ?
Le fight club, c'est de la merde. Allez à la rencontre du sexe opposé, essayer de vivre quelque chose, c'est encore une masturbation, une volonté de s'améliorer soit même. Le vide n'existe pas.
Les pensées ne s'arrêtent plus. Elles tournent. Sans but précis, sans objet distinct. Aucune cohérence, aucune logique. Mon cerveau est conteneur rempli d'un gaz de pensées. Elles prennent toute la place, rebondissent dans un chaos formidable, et ce que l'on voit, au final, c'est un mouvement macroscopique constant presque inexistant : Moi. De cette observation, naît une thermodynamique de mon esprit. L'on peut y observer une température, une entropie. Quelque chose qui ne décrit en rien ce qui se passe à l'intérieur. On s'en fout, après tout, on sait comment ça va finir. Les principes de la thermodynamique nous affranchissent d'avoir à comprendre ce qu'il se passe dans un gaz, les gens s'affranchissent d'avoir à essayer de me comprendre. Et pourquoi le faire, après tout ? A chaque fois que j'essaye d'aborder le sujet, les réponses sont tellement à côté de la plaque que je regrette de l'avoir fait. Je ne peux pas supposer que l'intégralité de mes connaissances ou presque soit stupide. Il faut donc en déduire que je suis mauvais dans la communication.
De toute façon, ce n'est pas comme si ça pouvait s'arranger. Je suis quelqu'un qui vit dans le passé. Enfin. Qui tire du passé une fidélité qui m'empêche de tirer un trait sur les gens. Ma "meilleure amie" l'a fait sans aucun soucis du jour au lendemain après avoir demandé mon avis sur un type qu'elle a largué quelques semaines plus tard. Mon ex-copine, pas loin non plus, une fois qu'elle a décidé d'arrêter de jouer avec moi. Les filles n'aiment décidément pas comme les garçons. Ou alors, c'est juste moi qui suis idéaliste jusqu'à la stupidité. Après tout, je sers de serpillère pour mes amis mâles aussi.
J'aimerais vraiment être capable de vivre en hermite. De faire ma musique, ma science, mon cuir dans mon coin. Mais non. Comme un abruti, il faut que j'aie besoin de contact, d'échange, de reconnaissance sûrement aussi.
Je m'handicape. Trois ans d'absence de vie sociale ne m'ont pas fait du bien. Je m'efface. Begaye parfois. Je n'arrive plus à faire la petite merde qui veut défendre son bifteck et qui amuse la galerie par là-même. Au final, je me demande si ce n'était pas la seule chose que F. aimait chez moi, ma capacité à gagner un concours de zizi.
Cet article est probablement le dernier. Je n'ai plus envie de faire l'exhibitionniste. Je vais passer au papier. Et m'auto-centrer, une bonne fois pour toute. Arrêter l'hypocrisie. Si je voulais qu'on me lise, je passerais à facebook. J'aurais pu avoir la naïveté d'espérer que l'on me lise, que l'on veuille garder le contact sans cet outil merveilleux. Mais non. Personne n'est là, puisqu'aucun thread ou timeline ne me citera. Ce n'est pas comme si mon suicide virtuel causera un manque à quiconque.
Si vous me cherchez, je serais sur vos cameras de surveillance, à essayer de les pirater avec un tournevis sonique (un bleu).