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Comme un photon immobile

La lumière, c'est une onde, une particule, peut-être la vibration d'une hypra-corde super-extra-méga-charmante de trop-sa-mère-symétrie, mais en tout cas, ça bouge. Un photon sans vitesse, ça a l'air con. 

 

Violent besoin. Je me suis jeté sur le pc, afin d'écrire ces lignes, le temps qu'elles aient un sens pour moi, avant de disparaître dans l'absurde continuité de ma vie. Ca fait un peu dramatico-niaiso-débile-mentaloïde, cette phrase, mais c'est ce que je ressens.

Chaque jour, j'ai l'impression de m'engoncer dans mon lot de certitudes. Je le reprochais aux autres, mais honnêtement : si un modèle fonctionne, c'est qu'il est,du moins partiellement, valable, et sa remise en question n'est pas aisée, car il faut toujours redéfinir l'axiomatique, et ça, c'est loin d'être évident.

Une angoisse est née : et si je ne pensais pas par moi même? Non pas que je pense être réellement indépendant, bien sûr (je sais, ça a des relents de quelque chose de plus vieux, mais je ne trouve pas les mots pour exprimer à quel point cela me touche plus à présent), mais le fait que j'aie fondé ma réfléxion sur celle des autres. Pourquoi? Parce que je me suis rendu compte que, mine de rien, ils étaient plus forts que moi pour analyser ce que je ressens, et ce que je pense. Comment jouer contre quelqu'un qui a un coup d'avance sur vous? Ce n'est pas faisable. 

Et je ne sais vraiment plus quoi faire. J'ai poussé les portes de l'abstraction jusque là où je pouvais sans les coucher par écrit.

Pourquoi ne pas l'avoir fait? Parce que je me borne dans des schémas logiques, tout en essayant d'avoir une approche quelque peu empirique. En gros : la méthode grècque, mais sans avoir étudié ni Socrate, ni Aristote réellement, bien que je croie en connaître plus ou moins le paradigme. 

Mais la vérité est qu'en sociologie, en psychologie, ou même ne serait-ce qu'en géopolitique, j'ai une approche triviale des choses, pour les fois où j'ai réellement entendu parler de la chose. Et ce sur quoi se base la philosophie actuelle. Enfin, j'entends actuelle, mais déjà Kant (que je compte lire avec Aristote, Niestzche et Descartes cet été) avait fait cet effort. Autant dire que je ne sais rien, ce qui, ça non plus, n'est pas chose nouvelle, mais peut-être finalement nécessaire à préciser. Il semblerait en effet que j'aie un style ampoulé, et parfois quelque peu arrogant. Bien que ce constat me désole, il faut que je le résolve de manière simple : je surkiffe écrire. Du moins ai-je assez de voscabulaire et de capacité à tourner les phrases pour que cela me plaise. Et cela se ressent. Comme disait mon aimée : "on dirait que je snifferais mes pets par plaisir", ce qui peut-être vrai, mais je ne crois pas qu'il s'agisse-là de l'objet de cet article. Le fait est que j'écris pour moi-même avant tout, jouissant du plaisir du blogueur, qui au fond n'en a pas grand chose à foutre, si ce n'est une petite part d'égo, que l'écrit soit apprécié et aimé par les autres, puisqu'il aura fait ce qui LUI semblait bon. Oui, c'est égoïste, oui c'est individualiste, oui c'est orgueilleux, oui c'est pédant au delà des mots, et alors? C'est le principe même d'un blog, je crois. 

Cela va faire près de 100 articles que je te bourre le mou, lectrice, pour toujours aboutir au même point : je ne sais pas qui je suis.

 

Et bien en fait, je commence à en avoir conscience. Non pas à cause d'une quelconque psychanalyse ou aide extérieure, mais par l'analyse de mon comportement face aux autres, et de ce que je ressens et pense (oui, car moi j'ai accès à ce qui se passe dans mon crâne, du moins au niveau conscient, nananèreuh). Du coup, le problème est déplacé. La question n'est plus "qui suis-je?", mais "qui suis-je, par rapport aux autres".

 

La relativité, c'est quelque chose d'important. Le tonton Einstein a posé les bases, avec Minkovsky, Poincarré et d'autres qui resteront oubliés du panthéon sacré des révolutionnaires de la pensée humaine. Ensuite, Bergson et Simmel on chopé le concept et appliqué ça à la sociologie. Enfin, Jung a étudié le concept d'un point de vue psychanalytique, et s'est fait fesser par le tonton Freud, qui définitivement aurait dû fréquenter les night-clubs SM plus souvent. Mais bref. Tout ça pour dire que c'est pas nouveau. 

 

Et bin voilà deux ans que je tiens ce blog, et je viens tout juste de me rendre compte que je ne pouvais pas analyser tout avec une logique froide, rigoriste, basée sur une axiomatique. Comme si je n'avais jamais entendu parler de la logique Riemmanienne. What a noob. 

 

Me voilà-donc, disais-je, avec ma bite et mon couteau (métaphoriques), face à la grande énigme du moi, pourtant étudiée à raison de deux heures par semaine à l'aide de troid bouquins tout au long de l'année dernière. Et si je n'étais capable que de citer ce que des gens plus intelligents que moi avaient sorti auparavant? En gros, et si je n'étais qu'une machine à disserter? Je suis d'accord avec le concept qu'une fois que quelqu'un a exprimé un point de vue, il est idiot d'essayer de le reformuler, surement moins bien par ailleurs, à la seule fin de garder une part d'originalité. 

 

En gros, I'm screwed : si je ne pense pas, alors je n'ai aucune raison particulière d'être, (bien que rien ne l'empèche à priori, si on examine la sentence cartésienne d'un point de vue purement logique), mais si j'essaye de penser, alors je vais finir par me référer à la pensée d'autres, et cela formera nécessairement un paradigme cohérent dans lequel s'inscrira une façon de penser préformatée, et donc un dogme, donc je ne penserais pas, donc retour à la case départ. 

 

Je vais finir par croire que la philo, ça craint. Mais je ne le dirais qu'après en avoir lu. Promis. 

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C
<br /> Je ne passe plus que très peu par ici mais je venais quand même te faire un coucou.<br /> Es-tu rentré de Paris ? Es-tu en vacances ?<br /> <br /> <br />
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F
<br /> Dur de passer pour une lectrice...<br /> Ne te prend pas pour un philosophe car ce post montre que tu es au-dessus, tu es un sage qui ne se contente pas de s'approprier la pensée des autres quand il la croit juste, mais tu t'en sers de<br /> tremplin et tu commences seulement à apercevoir les premiers nuages alors ne baisse pas les bras et vole !!!<br /> C'est fou comme je suis incapable de garder une phrase sérieuse jusqu'à la fin...<br /> blizzous<br /> <br /> <br />
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