Description du blogueur ?
"Il faut être créatif, y'a que ça de vrai, mais l'imaginaire ça ne sert à rien". Encore une merveilleuse leçon sans queue ni tête proférée après un verre de whisky de trop. J'ai bientôt deux semaines de concours dans les pattes, j'viens de me ramasser en beauté à l'épreuve de SI, et quand j'arrive, c'est pour m'entendre dire ça, que j'suis qu'un jeune con idéaliste, qui n'a aucune idée du monde réel, et qui n'arrête pas de frimer. Comment peut-on avoir partagé 19 ans de ma vie, et ne toujours pas savoir que je ne parle que par ironie et antiphrase? Ca me sidère.
Ma soeur propose de faire un twitter avec ses citations. Vu les monstres qu'il nous sort chaque jour, y'a des chances que ça marche sa merde...
Nan mais c'est vrai que c'est pas sympa. Ca doit pas être drôle tous les jours d'être piégé dans un bouquin de citations.
J'en ai marre. Ce soir j'ai envie de tout envoyer chier.
A la sortie de l'épreuve, j'me suis fait accoster par une hippie d'une asso. OXFAM, que ça s'appelait. Apparemment ça a du poids, pour une fois. Sympa la nana. Bon, le principe était de récolter des tunes, donc ça démarchait un peu. Mais bon. Grosse crise d'angoisse et de conscience dans le tram, après. Moi, dans une asso humanitaire? J'avais Tyler à côté de moi, qui me chuchotait ce que mes yeux voyaient : ce monde n'est pas le mien, il n'est celui de personne. Ou plutôt, il est celui de gens qui n'en font pas partie. Ceux qui ne prennent pas le tram. Tout le reste, ce n'est que conséquence d'un matraquage publicitaire qui frise la propagande. Enfin bref, vieux discours, j'invente rien.
Moi dans du caritatif? Et pourquoi pas? L'idée me titillait. Ca m'a travaillé. C'est vrai que c'est tentant, leur merde. Un monde libre où tous on ferait ce qu'on peut pour améliorer le sort de tout le monde. Pas sombrer dans le communisme, mais presque. Juste histoire que les centrales nucléaires tournent encore, histoire qu'on ait internet. Lulz.
Mais moi, c'est pas possible. Pas avec ma santé. L'industrie pharmaceutique a beau être vérolée jusqu'à la moelle, je lui dois sans aucun doute ma survie. Je suis un sous produit du système, mais plus que les autreuuuh. Trop kewl.
Alors du coup, j'me suis demandé comment améliorer le sort de l'humanité, agir comme le font ces assoc mais peut être à d'autres niveaux. Et ça me travaille toujours. Peut être qu'un jour, j'serais un scientifique qui sera utile à quelque chose. Peut-être.
Et là, crise de conscience : le retour. Et si c'était juste pour se flatter l'égo, pour se dire que je ne suis pas comme ces autres, ces cadavres morbides à l'oeil plein de haine, toussa toussa? Ca me tarabuste. Après tout, comment le savoir vraiment ? Il y a forcément une partie d'égo, mais à quel point? Et si c'était juste égoïstement par besoin de donner un sens à sa vie.
Tout à l'heure, j'ai regardé le ciel, avec la volonté d'y voir Dieu, d'avoir une pensée religieuse, de simplifier cette putain d'équation.
Je n'y ai vu que des nuages.
Chier.