J'écris cet article alors que les vapeurs de la soirée ne se dissipent qu'à peine. A vrai dire, je n'ouvre les yeux que toutes les dix secondes. Mais quelle soirée. J'y ai croisé des gens "normaux", et d'autres, que je n'avais pas l'habitude de voir. Avec les gens normaux, du moins que je considère comme normaux, j'emmerde le reste du monde, ça s'est plutôt bien passé, j'ai même ris comme je n'avais plus ri depuis longtemps avec eux, comme quoi l'alcool, fée magique, aide à guérir tous les maux, peut-être m'aidera-t-elle à paraître un peu plus naturel que je ne suis aux yeux de ma douce. Ce qui est un comble en soit : s'aliéner pour se dévoiler, mais bon, le pathétique ne tue pas, hein ? :)
Ce qui est apparu de nouveau, et surprenant, c'est que des gens, en piteux état je l'avoue (je répugne à les appeler par le sobriquet haineux de clodo, bien que ce soit ainsi que l'on les dénomme), sont juste arrivés, ont partagé ce qu'ils avaient, et ont rigolé avec nous. Moment de simplicité. Certes j'étais frais, et donc la pertinence des dialogues a du être faible, et d'ailleurs je suppose que mes potes se sont emmerdés. Mais je m'en fous, je suis sur mon cerf volant, je suis heureux rien qu'à regarder le monde. La lumière, c'est la vie. Tout à l'heure( il est effectivement tellement tard qu'il est tôt), je ferais des maths et de la physique, et je serais heureux de le faire, requinqué, parce que j'aurais touché de la joie du doigt. C'est ainsi que je fonctionne, je me nourris du peu de joie que m'accorde la vie, en dépit de mon incapacité qui tire principalement des méfaits de la génétique à jouir totalement de l'expérience. Ca a l'air de marcher. Bon certes parfois y' a des passages à vide. Mais au fond, j'arrive parfois à donner un sens à ma course, et c'est pas si mal.
Juste pour dire qu'une fois de plus j'ai été surpris par le monde. En espérant un jour pousser la suprise jusqu'à l'émerveillement. Bonne nuit, journée, ou quoi que ce soit, fidèle lectrice !