J'essaye de faire le deuil de mon couple, j'y arrive plus ou moins bien. Des choses me manquent, d'autres moins, le tout s'estompe, remplacé par la brume qui a toujours accompagné mon passé, la résignation que tout cela est bel et bien terminé. J'en suis sorti. Si cette foutue société ne basait pas la plupart de son temps à montrer de partout des couples heureux et des femmes lascives, ça irait mieux pour mon moral et ma libido, mais bon passons.
Aujourd'hui, j'ai rangé ma chambre. De fond en comble. Une quarantaine de kilos de papiers s'en est allée. Parmis eux certains souvenirs.
C'est fini. Une nouvelle vie commence. Sentiment de vide. La marmotte se sent seule. Ca passera. Espoir, tant d'espoirs mis dans cette foutue prépa, et la déception qui s'annonce, immense, implacable. Destructrice.
Je rêve en attendant ma lady fae, souffle le vent et tonne l'orage. Le celtique a du bon parfois. J'ai des amis.
Samedi dernier petite cuite entre amis. Bon okay j'étais le seul à me murger. Ca m'a aidé à comprendre que je devais voir d'autres gens. Des gens qui rigoleraient plus pour rien. Parce que même si j'étais bien frais, j'avais bien conscience que chanter les chansons du donjon de Naheulbeuk tout seul sur un pont de Lyon c'est légèrement glauque. Mais bon mieux vaut rire.
Dans une semaine mon sort sera scellé. Les dès sont jetés. Alea jacta est.
Musique écoutée : "les souliers de lady fae", du naheulband