Hier soir j'ai vécu le pire instant de mon existence. Elle est allé se balader avec un autre, toute la nuit, et n'a pas daigné répondre à mes sms. J'avais envie de destruction, pure et dure. Simple, terrible, qui s'abattrait sur tout ça et qui balayerait tout d'un coup. Et il ne resterait que moi.
Eh bin raté !!! J'ai boxé un poteau en pierre chez moi, mais pas assez pour me faire réellement de mal. Je n'arrive pas encore à vaincre la douleur. Deux trois petites égratignures. Je serais ridicule, minable et pathétique jusqu'au bout. Même pas une main ensangantée comme dans fight club.
Une envie de mort, de destruction, inimaginable. Une profonde et inenbranlable conviction que seule la destruction totale serait salvatrice. Du réconfort apporté par une amie. Et rien d'autre. Je n'ai jamais eu autant envie d'en finir.
Pourquoi? Parce que je l'aime encore, et plus que jamais, voilà pourquoi. Je me rends compte maintenant que tout cela n'était qu'une pause, une simple pause dans mon esprit; Florence est à moi et le restera toujours, voilà ce qui était gravé. Et là tout est fini, tout est mort.
Tu veux le plus drôle, lecteur préféré (oui ces appostrophes se faisaient rares, j'ai décidé de les remettre au goût du jour, je suis d'humeur chamboulesque aujourd'hui, et qu'importe si ce néologisme est abject ), le plus drôle je disais, c'est que ça me trotte dans la tête depuis une ou deux semaines. J'ai essayé de m'intéresser à d'autres, mais ce n'est pas possible. C'est elle que je veux. Et le moment où je lui dis est précisément le moment où elle est allé trop loin avec l'autre pour revenir en arrière. "Je ne l'aime pas encore, mais je ne veux pas lui faire de mal, je ne veux être avec personne en ce moment". Mais bien sûr... Cet aprem quand il sera au cinéma avec toi, il te prendra contre lui, et tu aimeras ça, tu m'oublieras, le temps d'un instant, et tu poseras sur ses lèvres l'un des plus doux baisers de ta vie. Ainsi vont les choses. Ma vie est une succession d'échecs et de "trop tard". On m'a enlevé mon cathlon auourd'hui, et ça me fout en rogne. Je ne pourrais pas m'injecter une quelconque substance pour en voir l'effet sur mon organisme. M'enfin bon, je suis diabètique alors j'ai peut-être de quoi rigoler un peu finalement.
Allez venez, engueulez moi, dites moi que ce n'est pas bien, que je dois tourner la page, que je ne dois plus rêver d'autodestruction, de mort et de ce genre de choses. J'en ai assez de larmes qui ne veulent pas coûler et qui continuent leur oeuvre déstructrice en mon corps. J'attends. Je rêve de seringues remplies de sucre dilué dans de l'eau...