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C'est celui qui dit qui est.

Ce soir, je n'arrive pas à dormir. Des mots me trottent en tête. Un jeu de chat et de souris qui me pèse parfois. Je ne me comprends plus. Il semblerait que finalement, j'y sois arrivé, à cette indifférence sensible dont j'ai tant voulu. Je ne ressens plus de tristesse. J'ai de la lassitude pour tout. Je n'ai pas vraiment de passion; ou plutôt, j'en ai une multitude, et je suis incapable de me contenter d'une seule. C'est troublant, et désespérant à la fois. J'ai l'impression d'être lassé de tout, mais pourtant je n'y ais parfois goûté que du bout des lèvres. Je ne comprends pas. Une amie était, l'année dernière, selon ses dires, blasée de tout, absolument tout. Je ne comprenais alors pas. Maintenant je comprends ce qu'elle ressentait, mais bon Dieu, elle, elle avait vécu tout jusqu'à l'excès, il semble dès lors logique qu'elle ne prenne plus goût à rien. MAis moi? Je n'arrive plus à ressentir de tristesse vraiment. J'ai l'impression de devenir aussi insensible que tous ces gens dont je déplore la distance. J'ai l'impression de devenir distant de moi-même. Du moins, de ce moi que je voulais occulter, ce moi qui faisait des crises d'angoisses lorsqu'il perdait ses écouteurs, ou quand il la savait dans ses bras. Je ne suis pas l'être logique que j'espérais il y a quelques mois, et je suis pas l'être que j'espérais, je crois. Mais je n'en sais rien. Je ne souffre plus vraiment dans la solitude. Juste cette question, qui revient lorsque l'on a l'impression d'être laché : "pourquoi?", et une vive curiosité à l'égard des sentiments alors ressentis. Mais même alors, je n'ai plus l'impression de ressentir quelque chose.
Ce n'est pas au fond que je sois insensible, juste qu'à comparer des émotions violentes dont j'étais le siège il y a peu, c'est la platitude totale. Comme si j'étais sous prozac.
Le plus étrange dans tout ça, c'est que lorsqu'un instant de bonheur arrive, quelle que soit sa nature, j'en jouis et profite autant, voire mieux, car j'en ressens désormais la valeur, qu'auparavant. Je ne souffre juste plus vraiment de cette absence. Au fond, c'est ce que je désirais. Non?
Non, je ne crois pas, pourquoi cet état de perplexité si c'était le résultat auquel je voulais parvenir? Je suppose que cet état est meilleur que le précédent, mais pourquoi? Je me suis rendu compte que je n'attendais plus rien de personne. La déception me cause toujours une peine, mais c'est comme si cela devait arriver, que c'était dans l'ordre des choses. Parfois, après coup, les gens s'excusent de leur comportement, ou cherchent à s'expliquer, à se justifier. Et je ne comprends pas pourquoi. Pour moi, c'est comme si, au fond, il était écrit en petites lettres du contrat relationnel : te décevra, te lâchera dans le cas où plus intéressant s'offrira. Il semblerait que ce ne soit pas normal.
D'où une angoisse : puis-je jouir d'une relation au monde si je n'attends de lui que le maintien du statu quo? Je ne suis pas naïf au point de croire que je n'attends rien de personne, j'en attends un minimum, je crois, comme tout le monde. 
Je me sens mieux dans ma peau. J'ai des doutes, et des interrogations, mais au final je crois que c'est dans le sens bénéfique. Je devrais dormir. Stupide hobbit joufflu, me glisse une voix dans ma tête. Je souris. J'ai un peu froid, mais c'est tolérable. J'ai l'impression d'être dans une boule de ouate. Encore récemment, une vieille connaissance me disait de sortir de ma bulle pour faire grandir les gens. Comme si j'étais plus grand qu'eux... Comme si j'étais plus avancé... C'est bien beau de se poser des questions, encore faut-il y répondre de manière satisfaisante, et accepter cette réponse. Le mépris, quoique le terme soit fort, que j'avais pour les foules s'estompe, remplacé par une sorte d'indifférence. Je crois que je deviens comme eux. Moi, un gens normal. Ca me ferait mal, tout de même, mon égo n'est pas mort. Je me fais sourire, j'me fendrais bien d'un smiley moi... Tiens, :) 
Voilà, c'est fait, j'me sens mieux. J'ai mis un smiley sur mon blog. Je crois que c'est déjà arrivé, mais bon là il y a toute une symbolique dérière : je suis crevé, et j'ai envie d'écrire de la merde, et puisque je sais qu'il n'y a que deux personnes qui me liront, et que je sais qu'elles adorent que je fasse de la merde, je pourrais continuer longtemps. Pourquoi cet emploi du conditionnel? Une feinte peut-être. En fait, je n'ai pas du tout envie d'arrêter. Je suis fatigué, mais je suis excité, j'ai envie de bouger. Une vraie puce. Et je peux pas, alors je tapotte frénétiquement sur mon clavier, histoire de. Histoire de quoi, au fait? J'me suis toujours demandé ce à quoi ça pouvait bien se rapporter. Peut être à rien finalement, juste pour le plaisir, HISTOIRE DE. Ah lala, j'me lulz moi-même ce soir. C'est d'un minable... Enfin bon, il faut bien s'occuper, d'autres dorment, d'autres bossent. Pfff, bosser en prépa, quelle idée. 
AAAAH mais j'y pense, je n'ai pas encore parlé de ma semaine de "congés". En fait, j'ai bossé tout du long, mais à cause d'une épidémie de grippe a dans le lycée, j'ai plié bagage, histoire de ne pas la choper, et j'ai eu droit à prendre mes cours à distance. C'était vachement bien. J'avais envie de faire une pause, je la faisais, j'allais jouer de la batterie, ce genre de chose, et je crois avoir tout de même intégré ce que je devais. Donc on verra bien, mais c'était cool. 
Bon allez, dodo. Il faudra bien un jour ou l'autre. A ma schizo et mon furêt je dis : bonsoir.
A un éventuel lecteur qui se serait perdu sur le net et qui serait tombé ici, je dis : pas de chance, une prochaine fois peut-être. Cela dit, c'est assez paradoxal puisqu'il n'aura probablement pas lu l'article jusqu'ici, d'ailleurs ça me fait penser à TA GUEULE JULIEN. Ouais bon, bonne nuit... -_-' (deuxième smiley ^^ (un troisième, waaaaaaaaaaaah(vous croyez que je peux faire longtemps des parenthèses(inutiles(donc nécessaires(et suffisantes?(ta gueule...))))?)))
Putain, j'ai vraiment l'impression de me parler... Bon allez, dodo là je crois... RHAAAA NAN PAS ENVIE 
SI 
MEURS, IMMONDE VERMINE !
AHAH TU ES BLESSE !
MÊME PAS VRAI D'ABORD !!!
C'EST C'UI QUI DIT QUI EST !!!
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P
<br /> ça faisait longtemps que je n'avais pas pleurer... de rire! même si l'article commençait de façon quasi-inquiétante, je te reconnais bien dans la fin. Tu vis dans un univers à part (la prépa) qui a<br /> la manie d'annihiler les passions de celui qui veut apprendre (ça c'est toi) et surdéveloppe celles de celui qui veut que ça se termine vite (un peu moi avec le vélo). Je vois en toi un brin de<br /> sméagol, incompris et rejeté de tous, une part de Tyler Durden qui relativise et rejète tout ce qu'il "juge" inutile, mais aussi une once (1 once = 28,3495231 grammes, merci google) du Sheldon (en<br /> plus petit) dont le raisonnement est différent et peu compréhensible du commun des mortels, mais qui sait se montrer attentionné (there there) et passioné. Ne perd pas ce qui fait ce que tu es, ce<br /> qui te faisais tourner sur place puis courir dans les couloirs de l'internat avec d'autres crétins (au singulier), ce qui te faisait expliquer à un gars qui n'y connait rien en batterie la<br /> différence entre épica et nightwish.<br /> Bon je commence à être long, je devrais envisager de créer un blog : answer to dreamer). J'attends dorénavant la suite de tes aventures plus impatiemment que le TBBT n°10 qui est en retard bordel<br /> de cul !!!!<br /> <br /> <br />
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