Lorsque j'ai commencé ce blog, il y a un an, je pensais que ça m'aiderait à me connaître mieux, et c'est vrai, ça m'a aidé. Aujourd'hui je ne ressens plus ce besoin, comme auparavant, d'écrire, de dire quelque part ce que je ressens, sans que "l'on attende que j'ai fini de parler". Je ne ferais pas comme ces chanteurs à deux roubles, qui annoncent la fin afin de booster les ventes, aussi il est possible que je n'écrive plus ici.
Ce n'est pas parce que ma vie s'avère morne et moins mouvementée qu'il y a un an, au contraire, chaque jour apporte son lot de surprises. Mais au fond, l'envie n'y est plus. J'avais commencé ce blog pour essayer de me décrire, et je crois que tout se tient dans la photo de cet article. Au départ, je n'étais qu'une brume, j'avais décidé de la mettre violette, car j'aime bien cette couleur, à mi chemin entre le froid, et la passion. Au final, c'est une photographie de mon bureau, arrangé de manière à ce que que j'aime soit reflété ici. Non non, chère lectrice, tu ne rêves pas, c'est bien un playboy que tu vois entre pour la science et guitar part.
Je suis fatigué d'essayer de rechercher un épanouissement dans l'ailleurs et je suis fatigué du spleen qui résulte de son échec.
Peut-être une dernière fois, la petite phrase (con?)sacrée : quoi de neuf dans ma vie?
Et bien, je pensais être embauché à la médiathèque pour les vacances, finalement on a préféré que je sois déménageur pour la mairie. Rien de bien lourd, mais de quoi suer tout de même, par cette chaleur. J'y ai croisé des gens étonnants : sincères, sympas, intelligents; et d'autres, qui sont ce qu'ils sont. Toutefois, un point commun domine : tous considèrent uniquement les femmes comme les sièges nécessaires de leurs soubresauts libidineux. Je suis fatigué de n'entendre parler que de cul ou de ps3, mais bon. Il y en a un qui parle de physique de temps à autres, ça passe le temps.
J'apprends à détester de plus en plus les fumeurs. Si je lachais un pet bien nauséabond (oui, la génétique m'a doté de cette extraordinaire capacité) en plein dans votre face, je serais moins impoli que vous ne l'êtes, puisque vos déjections gazeuses sont, contrairement aux miennes, cancérigènes. Et pourtant, qui est le dégueulasse, du fumeur ou du pèteur? Notre société marche sur la tête parfois.
Tu sais quoi, chère lectrice? Ce qui me fait le plus chier je crois, c'est qu'aucun de ces muffles à poil raz n'aura jamais de problème pour se trouver une femelle assortie. Pour ma part, le peu qui m'intéresse et qui ne me méprise pas me considère comme un gentil moche doux dingue sympa mais à l'esprit enfantin, donc pas vraiment du genre avec qui tu vas t'acoquiner.
Pour ma part, j'aime à jouer le malheureux pour réclamer un petit calin à F., ou faire le dépressif chronique qui ne comprends pas pourquoi il est rejeté avec des contacts msn qui ne me connaîtrons jamais.
La vérité, c'est que ça me fait rire. Tout n'est question que de physique au fond. J'aurais été grand, beau, avec des cheveux, et les centres d'intérêts cool et en vogue du moment, ça serait passé nickel avec une bonne partie de la population. La vérité, c'est que je fais 1m55, que ma muco me fait un petit bidou tout rond, que l'hérédité et le port des cheveux longs fait se développer rapidement une belle calvitie, que j'aime les maths et la physique, et que l'on peut m'en parler sans me lasser des heures.
La vérité, c'est que ces chères donzelles passent leur temps à se plaindre que leurs jouvenceaux s'avèrent bien plus marouffles qu'il ne semblait au premier abord. Et bien ma belle, si tu ne veux pas tomber sur un boulet, ne prends pas pour premier critère de séduction la capacité du zozio à manche à te baratiner.
Et bien, surprise : j'en ai plus rien à foutre depuis trois mois. J'aime les calins, à fortiori de celles qui ne me dégoûtent pas, mais j'apprendrais à vivre sans. Je suis bien avec mon roux, et ma schizo. Je rentre à ma maison, et je vous emmerde.