Sensation étrange au possible hier soir.
Une camarade a un petit radiateur chauffant. Tu sais, lectrice, ce petit cube qui ventile de la chaleur. Je me suis roulé devant, comme un chat, et n'ai plus bougé de la soirée. Me sont revenues toutes les fois où, petit, après un bain chaud, j'allais me pelotonner contre ce ventilo, emmitoufflé dans mon peignoir, passant le temps à fainéanter. Je me suis endomris. Trois fois. Ca m'a rappelé mon enfance, faut croire, une enfance dont je n'ai gardé que les bons souvenirs, histoire de me donner bonne conscience, me dire qu'avant c'était mieux.
Putain d'utérus, pourquoi faut-il en sortir un jour? Plus j'y pense et plus je me dis que c'est probablement une des grosses erreurs de ma vie. Rester au chaud, à flotter, quel rêve merveilleux.
Je me suis pelotonné dans mon lit, et j'ai dormi.Quelque chose s'est brisé un moment. Comme si tous les liens logiques du pourquoi et du comment ne m'apparaissaient plus. J'ai paniqué. Le monde, couvert d'un écran de ouate, m'est innaccessible. Que faire? On prends un capuccino, et on y va. J'ai fini mes pates de fruits. En échange j'ai eut 17 à une kholle d'anglais, et 10 à un DS de chimie. Première fois de l'année que j'ai au dessus de la moyenne. Héhé.
Je tourne sur garbage et pink floyd. C'est cool, j'aime bien. The wall, ça encule des mamouths, et par la voie royale, avec des balais à chiotte.