Hier je voulais écrire, en cette occasion de la fête des morts, sur tout ces gens qui se rappellent une fois par an qu'ils ont des morts. Les vendeurs de fleurs se frottent les mains alors que des mamies détruites chaques années un peu plus par l'arthrose se penchent pour gratter le lychen sur les tombes de leurs anciens camarades ou parents. Belle hypocrisie sociale. J'ai probablement passé plus de temps cette année dans ce cimetière que tout ces gens, et pourtant je n'ai aucun mort personnel là dedans. J'aime les cimetières pour leur calme, et j'aime rendre à ma façon hommage aux vivants d'autrefois. Rien de lugubre là dedans. Je ne suis pas un de ces gothikoolol qui traînent là parce que C tp kool kwa !
Aujourd'hui je me suis fait scanner le cerveau pour le CNRS. J'y ai vu un stéréotype de chercheuse. Plutôt belle, la peau blanche de n'avoir vu le soleil depuis tant d'années et une timidité, un manque d'assurance inhérent au fait de ne plus se mêler au commun des mortels. Vraiment charmante, pour ne pas dire craquante. J'hésite, je me tate. Abandonner tout au profit de mes études? Pourquoi pas? Parce que je n'ai pas encore goûté à la vie, et je rechigne donc à m'en passer. Cela dit... Courir toute sa vie après la vie, est-ce vraiment une vie? Café comptoir powah !
Du reste, j'ai pris une nouvelle résolution. Encore une? Ouais, on verra combien de temps elle tient. Allons-y petit à petit comme disait une amie récemment.
Let's go to life, we'll be dead on arrival.