C'est drôle comme le passé vient vous hanter à nouveau, des chansons, des airs reviennent, ramènent leur floppée de souvenirs heureux, et parfois ça nous manque. Il est bien loin le temps où petit spooky mal dans sa peau par conformisme, je me baignais d'agréables illusions. Maintenant mes illusions comme mes reallités sont confondues, perdues dans une brume bouillabaisse d'où rien ne sort. Et cette chanson de Marilyn Manson, qui me hante et revient à chaque fois, et quand viens le prérefrain "pray until your number...", les frissons me parcourent, comme pour la première fois. Il n'y a peut-être qu'en musique qu'on peut être sincère avec soit. "Crawl into the dark, Pray util the splinters, pray until your fear, pray your life was just a dream". Je me ferais une robe de cendre si je ne savais pas que le long ne me sied pas. Mélancolie sans doute passagère, mal de notre siècle, et sans doute avant. Besoin d'existence, toujours la même ribambelle, lecteur, comme tu dois être las de toutes ces simagrées d'enfant de riche. Oublions, oui crachons sur le passé, ce passé fantasmé qui nous hante et nous fait croire qu'avant a toujours été mieux, bien qu'on en ai chié comme un porc.
Ants are in the sugar, muscles atrophy we're on the other side, the screen is us and we're t.v.