Description du blogueur ?
Je les sens, ils roulent dans mon crâne
Ces chariots bringuebalants,
Ces anathèmes polymorphes
Hurlant de leurs ténèbres
Leurs plaintes funèbres
Ils me conspuent, et laissent
Les plaintes jadis enfouies
M'enliser, m'enlacer
Jusqu'à ne plus m'étreindre
Jusqu'à seulement me prendre
Dans leurs bras squelettiques
Et lorsque brandissant d'un air héroïque
Un avant bras cadavérique,
Arraché sur un spectre éthique
Je crie : "victoire, je ne serais pas vôtre !"
La meute se rit de moi : " fier apôtre,
Que tu es beau lorsque tu revêts
Tes atours, et te drape d'une bienséance
A qui tu ne sais réserver qu'un triste rejet.
Rappelles-toi de ces nuits
Où notre chaleur était à ton goût
Lorsque celle des autres fous
Déserta ton lit."
Le doute me transperce.
Je suis nu devant elles, ces hyènes d'éther
Elles glissent sur mon esprit, et me caressent
Me mordent et me saisissent sans rien y faire.
Car tel est leur jeu, car il faut peu
Pour rallumer la flamme, et attiser les larmes.
"Les regrets viennent après, mais qui s'en soucie?
Nous autres avons tous touché le paradis.
- Taisez vous et restez là maudits vautours
Ma chair vous appartient, il me reste mes atours.
- Tôt ou tard tu nous succomberas."
Ma peur me trahit, je suis faible
La solitude est bien plus mortelle
Lorsqu'elle s'exerce à plusieurs
Et nulle poitrine affable
Même magnifique parmi les plus belles
Ne laisse une entaille au cœur
Qui jamais ne se referme
Qui jamais ne se referme
Musique écoutée : "from the cradle to enslave" de Cradle of Filth