
Viens prendre un bain de chaos,
Souvenir de nos étreintes fannées
Joins moi loin du Très-Haut
Là où passent les années
Qui désormais m'indiffèrent
Là où sourde une douleur
Que je ne plus taire
Insupportable couleur
De ténèbres lumineuses
De douceurs barbares
D'aguiches fallacieuses
De catins sans fard
L'artifice de nos sentiment
Ne gardait les remparts
Que de l'amour imminent
Dont je voulais que tu t'empares
Mais les dragons sont à terre
Et dans mille graals croupissent
Les haines rassemblées en mer
En attendant que s'accomplisse
Un quelconque destin, une prophétie
Qui peut-être altérera nos êtres
Loin de l'ennui, de l'aphasie
Et nous laisse seul et amer
Les romances meurent
Elles qui jamais n'existèrent
Quel douloureux leurre
Qu'à celui qui trop jeune espère
S'impose en image terrifiante
De la vie sombre et scintillante
Et de passions possessives,
Las de sublimes rétives.
J'ai trop de haine pour te haïr
Et trop de désir pour t'oublier
Car j'aime à te maudire
Lorsqu'il s'agit de s'oublier
J'aime les étreintes du crépuscule
Lorsque de caresses audacieuses
Et de ravissantes et feintes émules
Je caresse ta peau gracieuse.
La plainte de ton coeur
Est si douce à entendre
Ton silence se couvre de pleurs
Chère enfant tendre.
J'aime le refuge de tes bras
Et l'effleurement de tes yeux
Ma raison, rêve qui n'est pas
Abdique dans ce songe camaïeu.
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